Le premier
musée d’Alès

En 1865, Philippe de Chanvrières déclarait dans la Gazette des Beaux-Arts « Un musée est devenu l’ornement nécessaire de toute ville qui se respecte et les étrangers qui visitent la France pourraient se demander aujourd’hui s’il existe un Hôtel-de-Ville sans musée ». Cette déclaration interpelle Émile Espérandieu, alors Maire d’Alès dans les années 1880, qui décide en 1889 de créer le premier musée de la ville d’Alès.

Le musée du Colombier est le premier musée de la ville.

Il présentait à l’origine des collections de Beaux-Arts et des collections minéralogiques. Il s’appelait simplement à l’époque Musée des Beaux-Arts et d’archéologie d’Alès, et il se trouvait dans l’ancien collège pour garçons situé Rue Pasteur.
Les salles étaient très mal éclairées et l’accès n’était pas des plus simples. Le 16 août 1894, le musée est transféré dans un local au premier étage de la Caisse d’Épargne, 1 rue Rollin.

C’est à ce moment-là que les collections du musée s’agrandirent. En particulier en 1891 lorsque les enfants de Jacques Bernard un collectionneur lyonnais né à Mialet, offrent 25 tableaux au musée, en souvenir de leur père. L’État va également faire un certain nombre de donations.
C’est en 1938 que M. Chapon, maire de la ville, décide de transférer les collections au Fort Vauban.
M. Dussol, professeur de dessin, devient le conservateur du musée et souhaite mettre en valeurs ses trésors artistiques. Malgré les efforts de chacun il n’y a que très peu de visiteurs et le musée reste ignoré des Alésiens.

Dans les années 1960, le maire, Roger Roucaute, décide d’étudier la possibilité d’un nouveau déménagement dans des locaux plus adaptés et plus accessibles au public. En 1967, le Conseil Municipal décide de transférer le musée dans le Château du Colombier, rue Jean Mayodon. Il prend donc le nom qu’on connaît aujourd’hui : Le Musée du Colombier.

On retrouvera trois collections au musée, la collection des Beaux-Arts, la collection de minéralogie et la collection d’archéologie.
Dans les années 1980 une politique d’enrichissement est mise en place. Plusieurs donations viennent compléter la collection des Beaux-Arts : Armand Berthe et Florence Marinot donnent un bon nombre d’œuvres. Le musée acquiert également des tableaux de l’artiste belge Frans Masereel et des céramiques de Jean Mayodon.
Dans les années 2000, Gilly Laval donne au musée une trentaine de pièces de mobilier et d’objets d’art. En 2003, Marcel Mérignargues fait une donation d’un ensemble de sculptures figuratives pour lesquelles on consacre une pièce tout entière.

L’archéologie occupe également une place importante dans le musée. Nous pouvons entre autres, y retrouver des vestiges de cité gallo-romaine, ainsi que des fragments de poteries, des pièces de monnaies et les fondations de quartiers urbains qui ont pu être mise à jour lors des grandes crues de 2002.

Des aménagements ont été faits afin de créer une présentation plus aérée des œuvres.