L'exposition
du moment

DU 17 JUIN AU 5 SEPTEMBRE 2021

L’archéologie à tous les étages !

L’archéologie se diffuse dans tout le musée et devient le lien de toutes les collections. Au rez-de-chaussée, la nouvelle présentation d’archéologie est plus colorée et allégée. Les secrets des objets sont révélés grâce à un dispositif audio et un livret-jeux permet aux 7-12 ans de devenir archéologue. Au 1er étage, mis face à face : les tableaux des Beaux-arts et le mobilier archéologique se répondent et parfois font des clins d’œil. Au 2e étage, il est question d’Images de découvertes ou quand le dessin et la photographie deviennent matériel scientifique.

Et même dans le jardin !

Venez rencontrer des sapiens et découvrir leur vie.
Un campement préhistorique est installé devant le musée du Colombier pendant les 3 jours des JEA, Journées Européennes d’Archéologie les 18-19 et 20 juin 2021.
L’association Sapiens Origines diffuse des connaissances archéologiques, historiques et culturelles d’Homo sapiens à travers les âges. Sa démarche d’archéologie expérimentale restitue la vie quotidienne des hommes au Paléolithique. La tente en peau, le foyer central, la couchette, le fumoir, les outils en silex, l’équipement de chasse sont autant d’outils à démonstration, d’explications de Mathieu Crignier et Camille Vasseur.
Attention : passionnés !

Création d’un bac de fouille permettra d’animer des ateliers pédagogiques autour de la découverte archéologique.

Au rez-de Chaussée : La collection archéologique

Ces collections couvrent une large période allant du Paléolithique ancien jusqu’au XIIIe siècle de notre ère. Le Paléolithique ancien et le Paléolithique moyen ne constituent qu’une petite partie des collections archéologiques et sont représentés par quelques sites ayant livré essentiellement des outillages lithiques (silex et autres matériaux), auxquels s’ajoutent quelques ossements de faune. Le Néolithique, l’âge du Bronze, l’âge du Fer, la Gaule celtique et l’époque Gallo-Romaine ainsi que le Moyen Âge sont aussi présents dans les collections. La période la mieux représentée et la plus fournie est sans conteste le Néolithique dont les collections ont été enrichies progressivement par les travaux de terrains de Marc Bordreuil, lui-même spécialiste de cette période et par les travaux du GARA. Les collections de la fin du Néolithique (-3300 à -2200 ans av. n. è.) constituent un ensemble de première importance pour tout le Languedoc. Chacune de ces périodes est bien représentée par des outils, armes, parures, vaisselles, jeux, éléments d’habitation, éléments de squelettes, des statues-menhirs, des monnaies gauloises et gallo-romaines, des inscriptions et bas-reliefs…

Les nouveautés du rez-de-chaussée :

L’exposition du mobilier archéologique a été allégée et simplifiée pour gagner en lisibilité. Une nouvelle présentation colorée donne à comprendre.

Nouveau dispositif : les secrets du Colombier
Venez écouter un secret !
Chacun des objets exposés ici a une histoire. Mais certains ont un petit secret en plus qui va vous être murmuré à l’oreille. Approchez et choisissez l’objet dont vous voulez découvrir le secret. Les coprolithes de hyènes de la grotte Bonneaud, le fragment de pendeloque sur valve de moule de la grotte de l’Aigle, les billes chasséennes, la lame de hache polie, le poignard de la Bergerie de Panissière d’Anduze, le sacrum blessé de la grotte du Chemin de Fer, un fragment de faisselle de la grotte du chène moniez à Rochegude, la dernière phalange de la grotte du Hasard à Tharaux, la pendeloque en crane humain de la grotte des fées à Tharaux, une fusaïole sur tesson sont autant d’énigmes dont vous apprendrez (peut-être) quel était leurs usages. Des bornes audio avec des écouteurs sont installés dans les salles.

Un livret-jeux pour les 7 -12 ans
Accompagné de l’archéologue Colombe, remonte le temps et deviens toi aussi une graine d’archéologue en découvrant les objets que tu rencontreras au fil de ta visite et en les replaçant sur la frise chronologique à la fin du livret.

Au 1er étage : Face à face

Des spécimens de fouilles archéologiques face à des tableaux : que nous disent les objets de leur permanence de symbolique ou d’usage ? De la richesse des traces qui nous ont été laissées ?
Les tableaux, tout comme les objets archéologiques, évoquent des coutumes, des idées, des modes de leur époque de création ou du sujet représenté.
Ce parcours décloisonne les étages du musée et vous propose de retrouver dans une lecture originale, les correspondances entre les objets archéologiques et les tableaux. Le musée a choisit de faire le lien entre :

  • Portrait d’une femme âgée
    Huile sur toile ANONYME Attribution Jacques Bernard à DIETRICH Christian Wilhelm (1712-1774) Legs Jacques Bernard 1891
    et de la monnaie antique
  • La mer et ses productions Jan BREUGHEL dit «  De Velours » (Bruxelles 1568 Anvers 1625) avant 1625 Huile sur bois Legs Jacques Bernard 1891
    et des coquillages, pendeloques en coquillage
  • La dame au perroquet Frans Van MIERIS (Leyde 1635-1681) vers 1663 Huile sur bois Legs Jacques Bernard 1891
    et un poinçon en os

Des amphores, des cranes et des bagues répondent à d’autres tableaux des collections.

Au 2e étage : Images de découvertes

Autrefois collectés pour leur intérêt esthétique ou comme objets de curiosité au même titre que les minéraux ou les fossiles, les objets archéologiques sont sélectionnés, organisés pour donner lieu à des interprétations, des comparaisons afin de reconstituer l’histoire des sociétés humaines, de leur milieu et de leurs interactions.
La représentation graphique du mobilier archéologique tient un rôle important dans cette démarche, aussi bien comme support d’ étude que de diffusion ou d’archive. Cette présentation s’intéresse à quelques points clés de l’évolution de la reproduction du mobilier archéologique pendant un siècle entre deux dates charnières de l’archéologie à Alès : 1867 et 1967.
Elle s’appuie sur des documents présentant des objets ou des sites d’où provient le mobilier archéologique des collections du musée ou permettant de l’interpréter.

  • Le dessin décrit la découverte telle qu’elle est et d’en donner la preuve. Durant le XIXe siècle, ces dessins sont diffusées sous forme de gravures ou de lithographies dans les premiers ouvrages traitant d’archéologie. Plus tard il se codifie et permet d’analyser.
  • La photographie reproduit mécaniquement un objet. Elle garantit également l’objectivité, la fidélité et l’exactitude de la représentation contrairement au dessin.

De nouveaux procédés de reproduction photomécanique (photogravure, héliogravure, similigravure…) sont mis au point dans le dernier quart du XIXe siècle. Ils contribuent, à la suite de la lithographie, à transformer profondément le monde du livre et de l’illustration par la diffusion d’images en grande quantité.
L’exposition questionne également la typologie, la normalisation, la complémentarité des représentations et l’existence d’un art scientifique.

Point d’histoire pour mettre en perspective

Au XIXe siècle, l’intérêt pour l’archéologie se généralise et permet à cette nouvelle discipline scientifique de se structurer. Les missions archéologiques se multiplient à l’étranger, tandis qu’en France l’engouement pour l’histoire régionale voit l’émergence de sociétés savantes qui encouragent les recherches archéologiques effectuées par les érudits locaux. En 1834, la Société française d’archéologie est créée. A Alès et ses environs, des recherches sont effectuées dès la fin du XVIIIe siècle.. La Société scientifique et littéraire d’Alès (SSLA) est créée en 1867 ; elle supervise les fouilles et donne les autorisations.
Cependant les fouilles restent pendant des décennies des initiatives personnelles. Au début du XXe siècle, l’abbé Roux convainc les érudits locaux en montrant l’intérêt de mener des fouilles à Alès. Il est suivi au début des années 1950 par l’instituteur Jean Salles. Dans les années 1960, l’État reprend à son compte la question de l’archéologique. Un dépôt de fouille créé par la DRAC au Fort Vauban en 1967 est géré dans un premier temps par le Groupe de Sauvetage des vestiges de l’Ermitage devenu le GARA en 1971.
En 1967, les collections archéologiques sont présentées dans le nouveau musée du Colombier. La boucle est bouclée.

Infos pratiques

L’archéologie à tous les étages !

Du 17 juin au 5 septembre 2021
Musée du Colombier

Horaires :

  • L’été, juillet et août, ouvert tous les jours de 10h à 12h et 14h à 18h.
  • De septembre à juin, ouvert de 14h à 17h, fermeture le mardi.

entrée gratuite

DU 18 SEPTEMBRE 2020 AU 3 JANVIER 2021 – PROLONGATION JUSQU’AU 30 MAI

La Maison Bonfils, une aventure photographique entre Cévennes et Moyen-Orient

Présentes dans de nombreuses collections françaises et américaines, les photographies de la Maison Bonfils constituent l’une des plus importantes productions photographiques consacrées au Moyen-Orient au XIXe siècle. Cette exposition constitue la première exposition monographique consacrée à une famille où mari, femme et fils sont photographes. En 1867, Félix Bonfils (1831-1885), photographe des Cévennes, choisit avec sa famille de s’installer à Beyrouth. Il sillonne alors la Grèce, l’Égypte, la Palestine, la Syrie, le Liban, afin de capter et de commercialiser des « vues de tout l’Orient » destinées aux touristes. Au sein des images orientalistes, ses vues des pyramides, du Parthénon ou des ruelles de Damas se distinguent par leur sens du cadrage et leur humour, Bonfils n’hésitant pas à apparaître déguisé ou à truquer ses images. À Beyrouth, sa femme photographie elle-même des personnes en tenue traditionnelle dans le studio, devenant par là l’une des toutes premières femmes photographes en Orient. À la fin du XIXe siècle, leur fils Adrien perpétue l’entreprise et l’ouvre à la modernité, en y ajoutant la couleur et permettant sa diffusion dans la presse via des cartes postales. L’exposition présente une centaine de tirages, négatifs, albums et documents d’archives, issus de la collection de Jean-François Gallier et du fonds de la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP). Co-production entre les musées d’Alès Agglomération et la MAP.

Retrouvez en librairie l’aventure photographique de la Maison Bonfils.
Cet ouvrage a été édité à l’occasion de l’exposition éponyme par Bernard Chauveau Edition Broché, 112 pages, impression de couverture Pantone bleu et métallique, embossage. 22€